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Art et Expositions
L’actualité artistique de Saint-Émilion
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EXPOSITION SURFACE HUMAINE
Date: DU 16 AVRIL AU 14 JUIN 2011
Lieu: GALERIE ART ANGMEN A CASTILLON LA BATAILLE

EXPOSITION « SURFACE HUMAINE »

La surface est un terme prégnant dans le monde de l’art. Il désigne aussi bien la superficie de l’œuvre, le lieu du dispositif et la projection mental du spectateur.
Il est la présence superficielle d’un corps, territoire délimité. Il existe au travers de nombreuses disciplines comme les mathématiques, la physique ou la géographie.
Les dessins infantiles, « un tracé amorphe sans aucune ressemblance » selon Maurice Prudhommeau, utilisent souvent une surface sans volume et relief pour exprimer une émotion, donner des indices sur une imagerie mentale. L’artiste utilise également un espace délimité dont les frontières se heurtent au reste de l’univers pour nous offrir sa vision du monde.
L’exposition « surface humaine » propose des petits formats. Faire le choix de ce dispositif entre dans une réflexion sur les lois du marché de l’art. Ainsi, il semblera plus simple au visiteur de s’approprier une œuvre de petit format autant matériellement que charnellement. Il s’agit de sortir de l’hermétisme et l’élitisme orgueilleux de l’art. Les sculptures de Takashi Murakami atteignent un prix record, phénomène accéléré depuis son exposition au château de Versailles. Cependant, nous pouvons aisément imaginer ses œuvres en modèles réduits dans le rayon des figurines manga d’une grande surface de jeux et loisirs.
Le contact d’une œuvre d’art et de son spectateur va générer une frontière commune à ces deux entités. La perception sensible du visiteur va moduler cette surface de contact, la rendant unique et mouvante.
Huit artistes vont lors de l’exposition du 16 avril 2011 nous faire entrer dans leur vision de l’humain et leur processus créatif au travers de dessins, photos, peintures et collages.
L.Revenga

Visiter le site: www.lydierevenga.com
APOUROU NIHILOSCOPIE
Date: 18 AU 25 SEPTEMBRE 2010
Lieu: CASTILLON LA BATAILLE - SALLE CASCANTE

Apourou tente une approche iconographique christique décharnée. Le Christ est ainsi dépourvu de son âme. Il ne serait devenu plus que vestiges conservés par de scrupuleux archéologues, porteurs de mémoire et d’histoire, à l’instar du squelette Lucy, mère des hommes. Ses bocaux tentent d’apporter ainsi une preuve de l’existence christique, tout comme la seconde tenterait de nous attester de nos origines simiesques.
A l’instar des artistes contemporains, Apourou nous apporte sa vision du divin, loin de celle attachée à une image patriarcale. Témoin Victor Hugo qui, dans L’Année terrible 1871, rétorquait à l’évêque qui l’avait soupçonné d’athéisme : S’il s’agit avec Dieu] d’un bonhomme à longue barbe blanche, d’une espèce de pape ou d’empereur, assis sur un trône qu’on nomme au théâtre châssis, …] prêtre, oui, je suis athée à ce vieux Bon Dieu-là. Mais s’il s’agit du principe éternel, simple, immense, qui pense puisqu’il est, qui de tout est le lieu, et que, faute d’un nom plus grand, j’appelle Dieu, alors tout change…Et c’est moi le croyant, prêtre, et c’est toi l’athée.

Visiter le site: www.apourou.com/
ANNE MARIE DUROU
Date: JOURNEES DU PATRIMOINE SEPTEMBRE 2010
Lieu: EGLISE DE SAINT MAGNE DE CASTILLON

La divinité chevelue venue d’une religion inconnue personnifie un remake post mortem. Sa chevelure empruntée à quelque antique mythe donne la force de regarder encore, même après la mort des parents. Le père est mort il y a seize ans. Le premier de la hiérarchie des sous-officiers subalternes se laisse coiffer et habiller. Une légère couche de matière collante fixe provisoirement l’extension de sa chute. De minuscules noyaux de certitudes débordent des parois de verre. Ç’a été vite ? De grandes déchirures de clarté se posent dans les germinations rhizomatiques de GRANDE-MÂCHE. Les ombres souterraines sont passagères. Trame originelle, la forêt change tout le temps de texture, de lumière. On ne peut y bâtir qu’en bois. Les matériaux de construction travaillent indéfiniment sur des terrains marécageux. Il faut du jeu. Au dessus de la châsse, MURUROA 4] n’explose pas. De toute sa hauteur d’étagère, la profusion sauvage de sa nature d’île torride ouvre la jungle de Skull Island peuplée de montres.
CATHERINE POMPARAT A PROPOS DE L4OEUVRE GRANDE MACHE D’ANNE MARIE DUROU. SOURCE remue.net
Forme hybride, l’oeuvre de Anne-Marie Durou suscite une émotion étrange mêlée à une forme d’attrait répulsion.
Qu’est-ce que cette bête étrange vient faire là ? Elle semble avoir été déposée par son prédateur à moitié morte, abîmée par ses crocs. Et pourtant, nous n’y voyons aucune marque de blessure.
Elle semble respirer en totale autarcie. Nous ne pouvons percevoir aucun pore par lequel l’oxygène puisse passer. Nous avons envie de la serrer fort, de l’emmener chez nous, de la soigner mais il n’y a aucune ouverture, aucun regard, aucun répondant. Alors que pouvons nous faire d’autre à part l’observer ? LR.

Visiter le site: remue.net/spip.php?article2890
ART CONTEMPORAIN AU CHATEAU PITRAY
Date: 21 AU 29 AOUT 2010
Lieu: CHATEAU DE PITRAY
GARDEGAN ET TOURTIRAC - 7 minutes de Saint Emilion


Florence Martin, Laure Roueau et Lydie Revenga exposent sur 10 jours leurs travaux atistiques dans l’enceinte du Chateau Pitray à Gardegen et Tourtirac.

Lydie Revenga fait apparaître des monstres et des hybrides dans un besoin vif et impérieux d’expression. Ses maisons et êtres étranges sont comme extirpés des songes. Ils révèlent toute notre humanité en pointant du doigt la part d’ombre qui existe en chaque homme. Lydie Revenga est auditrice libre à l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux.

Florence Martin nous propose un travail plastique basé sur la récupération et le détournement d’objets, photos et de techniques mixtes sur châssis. Elle nous présente une galerie de portraits décalés de femmes et d’hommes. Elle intitule cette série « Les jaloux vont maigrir », titre qu’elle a tiré d’une expression ivoirienne. A l’instar de cette parole très imagée, Florence Martin entend créer une nouvelle allégorie des maux de notre société occidentale.

Après 20 ans passés dans l’univers de l’Edition des livres pour enfant et de la Communication, Laure Roueau a décidé de consacrer quatre ans de sa vie à l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux. Elle est surtout passionnée par les personnages, les visages, le regard et les couleurs et pratique la photographie. C’est au travers de ses recherches que nous décelons des pépites qui sont aujourd’hui exposées.



Visiter le site: www.chateau-pitray.com/
MICHELLE FAGES
Date: 1° juillet au 30 septembre 2010
Lieu: 35 RUE GUADET A SAINT EMILION

Michelle Fages est une artiste sensorielle.
Son ambition est d’aller au delà de la peinture abstraite. Elle entend faire décoller la peinture, telle une matière vaporeuse, ondulatoire. Elle voudrait nous la faire respirer et faire en sorte qu’elle s’imprègne dans nos tissues et cellules. Le travail de Michelle Fages est en mouvance et en émergence et laisse présager un très bel avenir.
Michelle Fages expose en association avec la peintre Zoltane tout l’été jusqu’au 30 septembre au 35 rue Guadet.
Visiter le site: www.michellefages.com/
AKI KURODA
Date: 14 juillet au 5 septembre 2010
Lieu: SALLE DES DOMINICAINS SAINT EMILION

Remarqué en 1980 pour son exposition Les Ténèbres à la Galerie Maeght ainsi qu’à la XIe Biennale de Paris, Aki Kuroda ne cesse depuis lors de créer des œuvres extrêmement diversifiées, mû par une inspiration toujours renouvelée. Artiste aux ressources profondes, il se fraie des « passages » entre des mondes divers : le modernisme et l’art contemporain, l’Orient et l’Occident, le corps et le cosmos, la mythologie et l’avenir. Ses tableaux comme la série des monochromes, les œuvres avec la silhouette de cariatide ou au motif de minotaure sont bien connus, mais sa création s’étend à d’autres modes d’expression : la gravure, la sculpture, la fresque, la photographie, le décor et la scénographie, les installations etc. Depuis les années 90 en particulier, il poursuit une tentative originale qu’il nomme Cosmogarden Jardin du Cosmos, sorte de spectacles-performances qu’il crée en collaboration avec des artistes travaillant dans des domaines tels que la danse contemporaine ou l’architecture.extrait du site officiel de Aki kuroda
Visiter le site: akikuroda.com/
ANTOINE OUGUER - ENCRE ET COLLAGES 1955-1975
Date: 8 AU 19 JUILLET 2010
Lieu: SAINT EMILION SALLE GOTHIQUE

Antoine Ouguer, artiste resté dans l’ombre, choisit d’orienter ses travaux artistiques vers l’encre de Chine, le collage, le détournement d’objets et s’est adonné avec passion à retranscrire son monde intérieur. C’est avec finesse que cet artiste nous saisit par son énergie et sa force créative. Les formats importaient peu, il exécutait des séries dans des vignettes à la taille d’un timbre poste.
Son œuvre captivante est parfaitement à l’image de ce grand monsieur décédé en 1975. En dépit de l’exiguïté de son logement qui le contraignait à adopter des matériaux moins contraignants que la peinture à l’huile et de sa tuberculose, il a choisi d’optimiser tous ce que la vie pouvait lui offrir et c’est en cela que l’œuvre d’Antoine Ouguer est belle. Longue vie à ses travaux.

L’ART ABSTRAIT EN GIRONDE - Camille BRYEN
Date: 29 mai au 4 septembre 2010
Lieu: CHAPELLE DU CARMEL A LIBOURNE
10 MN DE SAINT EMILION


Bryen utilise comme medium la peinture, la poésie et la littérature. Il cosigne en 1936 le manifeste « dimensioniste » avec Jean Arp, Marcel Duchamp et Francis Picabia. Le dimensionisme est caractérisé par la formule N+1. Il s’agit d’aller vers une dimension supplémentaire. La littérature doit sortir de ligne, la peinture doit occuper l’espace, la sculpture représenter le vide, la mobilité ou l’air. En 1948, Bryen organise la première exposition de « l’abstraction lyrique » à laquelle participent notamment Hans Hartung. Cette forme d’abstraction s’inspire ouvertement de l’oeuvre de Kandinsky. Une critique de l’époque tendait à montrer que l’abstraction géométrique n’avait pas grand chose d’abstrait en ce sens qu’elle exposait des figures géométriques connues et reconnues, un carré, une ligne… Bryen nous montre ici la force expressive de l’abstrait capable de se détacher du maître et instigateur Piet Mondrian.

L’ART ABSTRAIT EN GIRONDE - Marcel LEMPEREUR-HAUT
Date: 29 MAI AU 4 SEPTEMBRE 2010
Lieu: CHAPELLE DU CARMEL A LIBOURNE
10 MN DE SAINT EMILION


La Chapelle du Carmel à Libourne expose du 29 mai au 4 septembre 2010 plusieurs œuvres représentatives de l’art abstrait de la seconde moitié du XX° siècle qui ont jalonné la vie artistique bordelaise.
Marcel Lempereur-Haut 1898-1986 y est représenté. Cet artiste est l’une des figures majeures de l’art moderne du Nord de la France. Il travaille sur un art constructif non-figuratif. Il crée des formes géométriques répétitives en jouant sur le clair-obscur. Il tente de définir une vérité individuelle par delà les mots et les théories.

Je pense que les évènements les plus globaux sont toujours étroitement liés à ce que les gens appellent une mythologie individuelle. Car pendant cette période, il n’y eu pas seulement une recherche globale aboutissant à une théorie, que l’on pourrait écrire sur un tableau noir comme un schéma, mais ce fut aussi une période très productive avec beaucoup de concepts et ce que l’on définira plus tard comme des traits initiatiques chamanistiques. Aussi beaucoup de dessins furent produits avec un caractère radicalement différent des schémas dits théoriques du corps social.
Joseph Beuys

JIM SHAW
Date: 7 MAI AU 19 SEPTEMBRE 2010
Lieu: CAPC MUSEE D’ART CONTEMPORAIN DE BORDEAUX
35 mn de SAINT EMILION


Le musée d’art contemporain de Bordeaux expose jusqu’au 19 septembre 2010 une partie de l’œuvre de Jim SHAW, artiste américain. Quinze peintures monumentales composées comme des décors de théâtre, des sculptures géantes ou gonflables ainsi qu’une collection d’objets chrétiens y sont présentés.

La peinture, le dessin, la sculpture, la vidéo , l’installation sont autant de mediums utilisés par l’artiste Jim SHAW. Il puise son inspiration dans ses rêves, reflet de l’intime et de l’inconscient collectif ainsi que dans ce que l’on nomme la « subculture » américaine le rock, les séries B, les mouvements sectaires. Il va par exemples acheter plus de quatre cent toiles sur ebay de peintres amateurs pour capter les âmes de l’Amérique profonde. Inspiré par les surréalistes européens, l’artiste se réveille parfois en pleine nuit pour enregistrer sur son dictaphone ses rêves avant d’en faire une bande dessinée puis une sculpture.

Sa toile intitulée « Ticket-Tape Laocoon » le Laocoon à ruban télescripteur de 2008 représente des hommes et des femmes adoptant la posture la statue grecque du Laocoon. En lieu et place des serpents s’affairent autour d’eux des rubans perforés comme autant de symboles des heures glorieuses de Wall Street. Les têtes sont tombées, symbolisant la déchéance du système capitalistique. Leurs visages ainsi découpés laissent paraître des trous où l’on peut passer sa tête pour poser comme sur les stands de photographies de fêtes foraines ou de parc d’attractions.
Nous y voyons là toute la violence subtile et la complexité de l’œuvre de Jim Shaw. Sous des apparences humoristiques,légères et par des références connues donc rassurantes, l’artiste laisse émerger la dureté voir la barbarie de nos sociétés occidentalisées.

Visiter le site: www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpbtrue&_pageLabelpgSomRub11&classofcontentsommaire&id2010
BALITRAN - BARDIN - JEAN FRANCOIS ANDRE
Date: DU 28 AVRIL AU 16 MAI 2010
Lieu: 14 RUE DE LA PORTE BOUQUEYRRE A SAINT EMILION

Sensualité semble être le maître mot de l’exposition organisée par Crealine à la Little Gallery de Saint Emilion.
Les nombreuses œuvres de Balitran y côtoient celles de Bardin dans une étrange symbiose. Si Balitran s’attache par de successives couches de glacis à représenter la nature avec onirisme d’après son univers imaginaire, Bardin part de la force représentative d’images réelles et en dégage par des contrastes brutaux une part d’irrationnel.
On perçoit dans cette rencontre l’alchimie du féminin et du masculin par un jeu de force et de douceur.
Jean-François André entre dans cette démarche par ses sculptures en utilisant des métaux rudes tels que le bois, le fer pour en sortir une frémissante sensualité et douceur.

Jean Balitran est né à Agen en 1930. Il fut élevé à l’école des Beaux Arts d’Agen et de Bordeaux et étudie la sérigraphie à l’école des Beaux Arts d’Orleans. Il a fait l’objet de nombreuses expositions en France, en Italie, à New York et en Californie. Il est exposé de façon permanente au musée d’art moderne de Fontainebleu et de Long Island.
Libournais d’origine, Michel Bardin a commencé ses études à l’Atelier Charpentier, ainsi qu’à l’Académie de la Grande Chaumière, tout en préparant les Arts Décoratifs. Quelques années plus tard il obtient la médaille d’or à l’institut Van der Kelen. Il fait l’objet de nombreuses expositions en France et fait parti des collections du musée des beaux arts de Logrono en Espagne.
Jean-François André est un artiste bordelais. Autodidacte, il enchaîne les petits boulots avant de prendre la direction des ballets de l’opéra de Bordeaux. Il se consacre aujourd’hui entièrement à ses créations artistiques.

Patrick SANTUS
Date: 17 avril au 2 mai 2010
Lieu: GALERIE JACK DROUGARD SAINT EMILION

Santus offre une série de portraits de personnages de légende : Freud, Artaud et Rembrandt.
Il représente ce qu’Antonin Artaud appelait « le corps sans organes », l’invisible, le non- perceptible.
Ces portraits déformés sont comme le reflet d’une réalité. Il parle du moment où « l’humain s’arrache à l’animalité en retrouvant et en transposant précisément la pure force de vie animale »*, celle sans doute qui échappe aux hommes, esclaves de leur propre besoin de rationalité.
Santus nous rappelle le rôle essentiel de la peinture. Il s’agit là non pas de représenter strictement la réalité mais d’ouvrir et d’intensifier notre perception du réel.
Patrick Santus vit et travaille à Bordeaux. Il expose à la Galerie Jack Drougard du 17 avril au 2 mai 2010.

* Pierre Rodrigo, professeur de philosophie à l’université de Dijon.

Visiter le site: www.jackdrougardgallery.com/index.php
SIMON
Date: exposition permanente
Lieu: GALERIE JACK DROUGARD A SAINT EMILION

SIMON est un jeune artiste de trente ans. Bien que n’ayant pas suivi d’études artistiques, il nous frappe tout d’abord par la grande qualité technique de ses toiles.
Il maîtrise parfaitement la peinture à l’huile tant et si bien que les pistes finissent quelque peu par être brouillées.
Ses surfaces brillantes photo-réalistes nous font penser à un travail réalisé grâce à des outils numériques.
Il pousse ainsi à l’extrême l’esthétique de la peinture jusqu’à la rendre lisse, imperturbable, inamovible pour mieux démonter une société de consommation extrême basée sur un culte immoderé de l’apparence.
Il y a une forme de prospective sociale dans l’œuvre de SIMON. Il met en avant les futurs comportements humains qui feront de leur matière organique, à l’image de sa peinture à l’huile, une substance virtuelle nécessaire à l’intégration sociale.


Visiter le site: www.jackdrougardgallery.com/
TOM ADAMS
Date: 26 FEVRIER AU 19 MARS 2010- PROLONGATION 31 MARS 2010
Lieu: LITTLE GALLERY A SAINT EMILION

Tom Adams est un peintre américain né en 1926 qui s’est distingué par les illustrations des couvertures des livres de la romancière Agatha Christie. Loin de faire le choix de retranscrire de manière littérale l’histoire du roman, Tom Adams choisît d’y apposer son propre univers et ses interprétations.
Son œuvre se développe ainsi, s’inspirant d’histoires extraordinaires pour en faire siennes.
Son monde est assez singulier mais fait écho à une histoire commune et ancestrale. C’est sans doute pour cette raison que sa créativité a également séduit des artistes comme Lou Reed pour lequel il a illustré son premier album anglais. Il a également collaboré avec l’écrivain John Fowles et le groupe Iron Maiden. Il y a dans ses illustrations teintées d’onirisme une touche de « rock’n roll ». Tom Adams est bien encré dans son époque.
L’artiste a également travaillé pour les effets spéciaux dans le cinéma avec Kubrick pour 2001, L’Odyssée de l’espace et Nicolas Roeg pour Flash Gordon.
Aujourd’hui, l’artiste continue à peindre et à éditer lui-même les reproductions de ses tableaux en édition limitée. Ces dernières figurent dans les collections permanentes du MOMA à New York, le Victoria et Albert Museum à Londres et la Sammer Gallery à Marbella.
La Little Gallery à Saint Emilion a le grand honneur d’exposer une sélection de ses peintures.

Visiter le site: www.thelittlegallery.fr/index.php?menuartiste&idcat2&idart26
JEAN JANSEM
Date: 20 fevrier au 7 mars 2010
Lieu: GALERIE JACK DROUGARD SAINT EMILION

Jansem porte en lui des histoires fortes et douloureuses marquées tout d’abord par le génocide arménien puis la seconde guerre mondiale. Le peintre tente de « réussir une synthèse entre ce qui est esthétique et ce qui ne l’est pas », entre l’humain et ce qui ne l’est plus.
Derrière des dramaturgies, des scènes de vie, des mascarades, des corridas, des processions, des carnavals trempés dans le réel et l’imaginaire, Jansem fait surgir l’humain, l’authenticité, la dignité.
Son trait très personnel révèle l’originalité du regard du peintre et fait de lui un grand artiste en quête de vérité.

Jean Jansem est né en 1920 à Seleuze en Asie Mineure. Sa famille fuit le génocide arménien en 1922 pour s’installer en Grèce puis à Paris.
Jansem débute des cours du soir à Montparnasse puis sort diplômé à 18 ans de l’école des arts décoratifs de Paris.
C’est à 37 ans que sa carrière devient internationale. Anthony Quinn, Robert Mitchum ou Charles Aznavour ont été de grands collectionneurs de l’œuvre de Jansem.
En 1969, Mitsukoshi présente une rétrospective de ses oeuvres à Tokyo et depuis son travail est régulièrement présenté au Japon. Deux musées lui sont consacrés à Tokyo Ginza Jansem Museumet à Azumino Azumino Jansem Museum.
En 1978, la galerie Matignon s’ouvre à Paris, entièrement dédiée à son œuvre.
En 2002, il reçoit la distinction « Mesrop Mashlots » du Président de la République d’Arménie et inaugure son exposition officielle « Massacres » au musée du Génocide, Erevan.
En 2003, il est nommé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Jansem est exposé jusqu’au 7 mars 2010 à la galerie Jack DROUGARD à Saint Emilion.

Visiter le site: www.jackdrougardgallery.com
CORPS POSTURES PORTRAITS
Date: DU 19 JANVIER AU 24 FEVRIER 2010
Lieu: GALERIE FRANCOIS MITTERAND DE SAINT SEURIN SUR L’ISLE
20 Minutes de Saint Emilion


« Corps Postures Portrait » est une exposition qui nous interroge sur la question du corps. Quatorze artistes plasticiens nous offrent leur vision au travers de supports et techniques variés.
Sonia BROTMAN, artiste plasticienne et commissaire de l’exposition, a voulu illustrer ce travail en relevant dans un premier temps les possibilités multiples et non exhaustives de représentation du corps et par ce biais là, dans un deuxième temps, elle pointe du doigt la dissonance entre l’importance physique, charnelle, matérielle et vitale de notre enveloppe et la place étriquée et dématérialisée qu’il occupe aujourd’hui dans nos sociétés occidentales.
Le corps est ainsi exposé selon toute sorte de point de vue.
COMAR choisit la forme du portrait dans un style expressionniste. DEYTOT au travers d’un dessin nous offre un visage aux yeux clos, insaisissable.
MICHELET en fragmentant son propre corps sur une toile carrée se rend immaîtrisable.
Le corps est également exposé sous la thématique du mouvement, de la danse, de la posture telle que l’on peut le retrouver au travers de la série photographique de KRAISE, « les actions robes ».
HERREIRA parle au travers de sa peinture « le souffleur » du lien inhérent à la survie du corps, il fait appel à notre origine, nous rattache au cordon ombilical et évoque notre oxygénation nécessaire.
Le lien amoureux universel porteur de vie est également souligné au travers du tableau « Passé, Présent, Avenir » de DAUDON.
Sonia BROTMAN représente au travers de sa série de trois tableaux le rapport inconscient des êtres avec leur enveloppe charnel.
Les œuvres exposées ont été mises à disposition par l’Arthotèque du Conseil General de Gironde dont le rôle est d’acquérir des œuvres d’artistes du département et de les diffuser dans un souci d’ordre pédagogique et de cohésion sociale. Le projet est réalisé en partenariat avec l’association « Art Territoire Matière », l’Education Nationale et la Mairie de Saint Seurin sur l’Isle.

Visiter le site: atm33660.blogspot.com/
PIERRE DE BERROETA
Date: EXPOSITION DU 7 DECEMBRE 2009 AU 29 JANVIER 2010
Lieu: CHATEAU ANGELUS
SAINT EMILION


Pierre de BERROETA naît en 1914. A sa sortie l’Ecole des Beaux Art de Paris et après avoir été mobilisé par la guerre jusqu’en 1941, l’artiste démarre toute une série d’expositions. Ses œuvres sont avant tout figuratives représentant des scènes de cirques, des paysages, des visages d’indiens inspirés par sa période de vie en Argentine. Il réalise également de nombreux cartons destinés au tissage de tapisseries.
A partir de 1958 et suite à un voyage en Espagne, il s’attaque à l’abstraction. Il débute par des travaux comportant peu de couleurs puis au fil des années 60, sa palette prend de l’ampleur, ses toiles de l’épaisseur. Les années 70 sont dédiées à différents mediums dont le verre, les carreaux de faïences, les matériaux divers. Les années 80 et 90 marquent un retour aux gouaches et toiles seules. Il travaille avec les grands marchands d’art de son époque dont Bernheim, Simone Heller, la Galerie Charpentier. Pierre de BERROETA s’éteint en 2001 à Isturitz dans le Pays Basque.
Claude PERUSAT, commissaire de l’exposition au Château ANGELUS, a choisi de mettre en avant une partie de ses compositions abstraites réalisées dans les années 60. Elles marquent en effet un vrai tournant dans la carrière de l’artiste. Parce que Pierre de BERROETA est aussi et avant tout un peintre « cubiste », de nombreuses huiles sont présentées sur ce thème. Nous pouvons y trouver un hommage cubiste au peintre italien ARCIMBOLDO dans sa « nature morte aux raisins ».
Le commissaire de l’exposition a également choisi de montrer des œuvres représentatives de son deuxième tournant artistique qui a eu lieu dans les années 80, celui marqué par son retour à la gouache. Une série faisant écho à l’œuvre KANDINSKI offre au spectateur l’extraordinaire potentialité de l’artiste que, selon Claude PERUSAT, « si l’homme oublie, l’histoire elle n’oublie jamais ».

Visiter le site: www.pierredeberroeta.org
LA GALERIE MAEGHT A SAINT EMILION AVEC MARCO DEL RE
Date: 7 AU 29 NOVEMBRE 2009
Lieu: SALLE DES DOMINICAINS

Marco del Re expose jusqu’au 29 novembre 2009 à la salle des dominicains de Saint Emilion. Cette manifestation est organisée par « Les grandes Heures de Saint Emilion » en relation étroite avec la fondation Maehgt.
En abordant cette exposition, nous sommes dans une forme de dissonance. Marco Del Re est bien né en 1950 à Rome, les œuvres exposées ont été conçues pour la plupart fin des années 90 et courant 2000. Pourtant ses œuvres utilisent des techniques classiques qui nous rappellent l’art moderne du début du XX° siècle.
Ainsi, nous nous interrogeons sur l’intention artistique du peintre, nous nous remettons en question. Pourquoi ce choix ? Pourquoi puiser dans les archives d’images de l’art. Nous nous doutons bien qu’il ne s’agit pas là d’un engouffrement passéiste.
Francesco Poli semble apporter une clé essentielle à la compréhension du travail de Marco del Re dans la préface intitulée d’un ouvrage dédié au travail de l’artiste : « La peinture n’est pas peinture ».
« Le paradoxe énoncé par Marco del Re réside dans le fait qu’il fait de la peinture qui n’est pas directement de la peinture, bien qu’elle utilise les techniques classiques. Elle est, par beaucoup de côtés, « méta-peinture » et se développe mais sans connotations conceptuelles explicites en une recréation linguistique fondamentalement ironique ».

Aujourd’hui, « ironies des ironies », de nombreux ouvrages lui sont dédiés et Del Re devient peintre avec sa propre forme d’expression alliant tradition et modernité : papier népalais, killims ottomans, tapisseries, porcelaine de Limoges et décoration de la salle Pleyel.

Visiter le site: www.maeght.com
Vicente ROMERO REDONDO
Lieu: LITTLE GALLERY, 14 rue de la Porte Bouqueyre à SAINT-EMILION

Après ma première visite à la LITTLE GALLERY de SAINT EMILION, j’ai été happé par les toiles de Roy PETLEY, Peter KUHFELD, et ROMERO.
Ce dernier, Vicente ROMERO REDONDO, semble illustrer parfaitement l’impression qui m’est restée.
En observant les toiles de ROMERO, j’ai été frappé tout d’abord par la volupté et la douceur qu’elles dégageaient. J’aimais avant tout le spectacle qu’il nous offrait : celui de la féminité. A ce propos, ROMERO s’est beaucoup inspiré des peintres impressionnistes. Des tranches de vie quotidienne s’apparentent à des scènes bucoliques et idéalisées. La lumière imbibe les corps frais et voluptueux, les femmes sont ornées d’apparats merveilleux porteurs de symboles forts.
Seulement, les visages ne nous regardent pas, comme dans le tableau DESPERTAR, où le corps est ramené à sa réalité.et le quotidien à sa pesanteur. Nous imaginons aisément ce que peut penser cette femme qui se lève. Bien que bercée par une lumière enivrante, elle semble en attente, déçue par un amant qui ne vient pas ou qui a fuit.
Toute l’ambivalence ainsi exprimée, quasi invisible, est troublante et très contemporaine, c’est en cela qu’il me semblait bon d’évoquer un peintre comme ROMERO.
Vicente ROMERO REDONDO est né en 1956 à Madrid. Il a étudié à l’Ecole des Beaux Arts de San Fernando, lieu d’enseignement artistique le plus prestigieux d’Espagne où Salvador DALI a étudié de 1922 à 1926.
Pour voir les photos complémentaires: cliquer ici
Visiter le site: www.thelittlegallery.fr
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