Poésie, les Vers de Mariposa. A consommer sans modération !
Place à la poésie.
Un poème français et un poème venu d’ailleurs vous sont proposés par Mariposa deux fois par mois: le 15 et le 30. Nous vous en souhaitons une bonne dégustation.
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Autour de la Musique
Il n’y a rien de plus proche de la poésie que la musique. D’ailleurs, à l’origine l’une n’allait pas sans l’autre ! Trouvères et troubadours déclamaient leurs poèmes au son du luth et de la harpe.
Place donc à la musique et à la danse !
Illustration de Kellie Laure DUBOIS Visiter le site de l’auteur |
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La Musique du Poète d’ici
Le temps d’une danse
Les lumières légèrement tamisées
Sur la piste accueillent en silence
Un couple réuni le temps d’une danse
Dans ce blanc halo, il se pose comme tétanisé
La musique en quelques mesures
Brise cet instant suspendu au temps
Et déjà les corps tanguent harmonieusement
Retenant la foule ébahie par tant d’allure
A peine si les corps se touchent
Les pieds bien accordés, une hanche
Qui mène cet ensemble virevoltant
Comme un papillon emporté par le vent
Le rythme bien particulier du tango argentin
Invite le partenaire à jouer au libertin
Sans s’offusquer la belle joue de ces frivolités
Comme fleur au printemps en toute liberté
Plus de piste, plus de regards, ni de lumière
Ils sont seuls dans leur lumière singulière
Entre distance et rapprochement
Entre tournoiement et pas intermittents
Le temps d’une danse ils sont un, non deux
Se frôlent et se détachent, se sondent
Se serrent et s’éloignent, s’admirent
S’invitent et s’évitent, se désirent pour dire
Les bravos peuvent jaillir et la musique s’arrêter
Le tango coule dans leurs veines pour l’éternité
Dans intemporelle des plus sensuelles
Elle invoque leur passion fusionnelle …
Heureux et comblés, ils saluent le public
En se tenant par la main comme pour retenir
Encore un peu ce moment magique
Déjà au bout de leurs doigts, le tango chavire
Pascale FINCK, dans l’anthologie « EUROPOESIE, Année 2008 », Collection Sajat


La Musique du Poète d’ailleurs
Sons et musiques
Si c’était un chant d’oiseau
Il serait pur, irisant comme le soleil levant
Doux pour mieux vous réveiller.
Si c’était une berceuse
Elle prendrait la voix d’une maman
Et saurait tant s’attendrir que bébé s’endormirait.
Si c’était un chant d’Afrique
Il scanderait les rythmes endiablés
Des danseurs et danseuses du tam-tam.
Si c’était la voix de Carmen
Elle clamerait haut et fort
Toute la force de la passion.
Si c’était un chant funèbre
Il passerait par la Diva pour tenir la note
Qui dirait que la mort ne fait que continuer la vie.
Si c’était un psaume chanté
Il serait dans le recueillement
Où nous démontrerions ensemble la gloire de Dieu.
Et si c’était ma musique, elle serait tout
Cascades de rires, battements de mains
Roulement et grondement du tonnerre.
Doux murmure apaisant de la rivière
Cris perçant de femmes en colère
Battements sourds de pilon
Soufflets haletants de la longe
Elle serait symphonie de sons et musiques.
Gaby ENAM (Togo), dans l’anthologie « EUROPOESIE, Année 2008 », Collection Sajat


La Parole du Sage
« La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. »
Platon, Extrait du poème La Musique